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 Hagiographie de Saint Critolaos, cinquième scolarque

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aurelien87

aurelien87

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MessageSujet: Hagiographie de Saint Critolaos, cinquième scolarque   Hagiographie de Saint Critolaos, cinquième scolarque Icon_minitimeMar 17 Mai - 22:44

Saint Critolaos, cinquième scolarque


Quand l'affliction apporte le don


Perdue sur la côte et située en Asie mineure, Phasélis était une cité Lycienne sous domination macédonienne depuis la libération des terres par Alexandre le Grand. C'est là que Critolaos, en -220, ouvrit les yeux sur le monde et grandit parmi les siens. Son père, noble de Phasélis, avait laissé le petit aux soins de sa mère qui était affligée d'un lourd handicap puisqu'elle ne pouvait émettre le moindre son. Le jeune enfant dû apprendre à communiquer avec elle et comprendre ce qu'elle tentait de lui signifier sans entendre le moindre mot. Il développa une capacité extraordinaire à comprendre le genre humain et à analyser ses faits et gestes, parvenant à souvent en tirer de clairvoyantes conclusions. Devant ce phénoménal petit homme, son père décida de l'envoyer apprendre en Grèce auprès des théologiens-philosophes pour devenir érudit. Il atterrit au Lycée à l'âge de quinze ans, alors dirigé par Ariston de Ceos.


Un disciple exemplaire et surdoué



Dès le début de son enseignement, Critolaos manifesta de grandes dispositions dans la compréhension de la théologie. Il fut très vite remarqué par le maître du Lycée qui mit en lui de grands espoirs. Le jeune homme continua à travailler sur la science du comportement, aiguisant son art au point de devenir rapidement un maître en la matière. De tous ses disciples, Ariston disait de lui qu'il était le meilleur, notamment parce qu'il savait quand asséner l'argument fatal pour démonter un discours erroné. Critolaos savait lorsque l'on était pris par la peur, l'angoisse, l'assurance ou la confiance. Il su intelligemment se servir de cela chaque fois qu'il eût à débattre sur un sujet philosophique ou théologique. Critolaos aurait tout aussi bien pu en user pour asséner de fallacieux arguments mais il ne le fit jamais. Au contraire, il préféra se servir de cela toujours pour aller là où l'on ne voulait pas qu'il aille, pour mettre le doigt sur ce que l'orateur qui lui faisait face ne maitrisait pas.

C'est à l'âge de vingt-cinq ans qu'il fut nommé enseignant, la précocité de cette nomination témoignant de son excellence à livrer de grands discours théologiques. Comme toujours, l'homme prenait appui sur ce qu'il interprétait chez l'autre, se servant à merveille de son talent pour miner ses adversaires orateurs et conclure par le verbe dans une magnificence quasi absolue. Très vite, Ariston le nomma au cénacle du Lycée au poste de chargé à la diplomatie. Le cénacle, organe décisionnel et fonctionnel du Lycée, était garant des préceptes d'Aristote dans tout l'empire Macédonien ainsi qu'en Mésopotamie et dans l'empire Séleucide. Le rôle de Critolaos, au cénacle, consista à rencontrer les principaux régents et hommes de pouvoirs Grecs et Macédoniens et de leur soumettre les propositions du Lycée en matière de théologie mais aussi de vertu et d'amitié. Le scolarque avait toute confiance en lui et Critolaos fut plus que digne de cette confiance. C'est lui qui accompagnait Ariston lorsqu'un conflit éclatait et que le Lycée cherchait à y mettre un terme au nom de l'amitié vertueuse entre les peuples. Critolaos fut à l'origine de nombreux traités de non agression et de cessez le feu.


Un scolarque à Rome



Critolaos était à peine âgé de trente-cinq ans lorsque Ariston de Ceos décéda, laissant le lycée sans scolarque. Comme il en avait été décidé quelques années plus tôt dans les statuts du cénacle du Lycée, une élection eût lieu pour désigner son successeur. Les débats ne furent guère longs car les membres portèrent unanimement leur choix sur Critolaos de Phasélis. C'est ainsi qu'en -185, il devint le cinquième scolarque du Lycée, fidèle et fervent successeur du prophète Aristote.

Les relations qu'il avait construites au fil des années avec les dirigeants du monde grec, macédonien, mésopotamien et séleucide lui servirent à accroître l'influence du Lycée et à diffuser largement la parole du prophète du Très Haut. C'est ainsi que le culte du Dieu Unique trouva un nouveau repère sans toutefois mettre un terme au paganisme et autres rites païens. Un an après son accession au titre de scolarque, en république romaine, fut nommé Caton a la fonction de censeur romain. Ce dernier voyait d'un bien mauvais œil la montée de la culture grecque dans la vie romaine. C'est ainsi qu'il prit pour principale cible Critolaos, représentant suprême d'une certaine culture grecque. Il s'opposa farouchement à lui par de longs discours endiablés et véhéments. S'il était un homme cultivé, il n'en restait pas moins un fieffé idiot en matière de théologie et sa croyance dans les cultes païens du panthéon romain fut à de nombreuses reprises descendu par le scolarque.

Critolaos vit ainsi passer les ans, gérant le Lycée et s'investissant dans la vie Grecque avec Foi et amitié, il fut de plus en plus respecté par son peuple qui, au départ, avait vu en lui un arriviste aux dents longues. Plus le temps avançait, plus l'on s'apercevait qu'il était un homme d'exception à l'image de ses prédécesseurs. La seule chose qui le chagrinait réellement, était l'avancée de la république Romaine qui devenait de plus en plus expansionniste et prélevait de forts tribus sur les peuples conquis ou intégrés. Bien que la Grèce fut toujours indépendante, elle était néanmoins sous la domination romaine depuis près de cinquante ans.

C'est en l'an -155 qu'un évènement des plus importants se produisit. Rome, toujours en proie aux séditions des empires et royaumes conquis, voulu frapper Athènes d'un impôt exceptionnel et imposa la saisie de nombreuses œuvres d'art et de nombreux ouvrages d'excellence, ainsi qu'un tribut si important qu'il aurait laissé la cité sur la paille. Critolaos proposa alors à Diogène de Babylone, chef de l'école Stoïcienne, et Carnéade de Cyrène, chef de l’Académie Platonicienne, de se rendre à Rome pour parlementer avec le Sénat romain. Il fit envoyer un message à l'attention des deux consuls afin que ceux-ci ouvrent une ambassade extraordinaire dans l'objectif de s'exprimer face aux représentants du pouvoir républicain. L'ambassade fut acceptée. Le plus sérieux disciple de Critolaos se nommait Diodore, admis au cénacle en raison de sa grande vertu et de son excellence dans l'usage du verbe, le scolarque qui l'avait eu comme élève pendant longtemps, le chargea de l'accompagner à Rome pour transcrire les débats. L'assemblée dura une semaines durant laquelle, Diogène, Carnéade et Critolaos purent s'exprimer pour défendre ce en quoi ils croyaient. Caton, le véhément censeur de Rome, farouche opposant à la montée en puissance de la culture helléniste dans la république, tenta d'empêcher la tenue de cette assemblée, convaincu que le scolarque allait convertir le Sénat et le peuple romain au Dieu Unique.


Le discours de Critolaos



L'assemblée se déroula devant le sénat Romain, c'est Carnéade qui débuta par un discours de deux jours qui fit sensation. Diogène lui emboita le pas le troisième jour et lui aussi, reçut les applaudissements des sénateurs. Ce fut enfin le tour du scolarque de prendre la parole, bien décidé à faire plier le Sénat et le forcer à revenir sur sa décision, tout en instillant la Foi dans le Très Haut dans le cœur des sénateurs. Malheureusement, malgré ses extraordinaires compétences en matière de comportement, il vit rapidement que les sénateurs étaient déjà corrompus pour la plupart. Son discours traita d'une et unique question : "Le plaisir ou la vertu ?". Critolaos s'évertua à démontrer aux sénateurs qu'ils s'étaient enfoncés dans l'erreur, préférant se vautrer dans le plaisir de par leurs positions plutôt que d'user de vertu et œuvrer dans l'intérêt général du peuple romain.

Critolaos de Phasélis : -"La vertu n'est pas un don ni une science, elle consiste en un juste milieu, déterminé par la morale. Il s'agit bien là de ce qui est bien et de ce qui est mal. Je ne parle pas là seulement d'une attitude mais bien de mœurs, et de ce qui, au final, constitue notre âme. Chaque être humain doit faire entrer la vertu au plus profond de son âme, afin de toujours faire les choix qui représentent le bien souverain. Car oui, le bien n'est pas le plaisir, il n'est pas non plus la richesse ou l'honneur, non, le bien suprême est au dessus de toute considération particulière et se veut dans l'intérêt général. Alors, sénateurs romains, je vous le dis, reconsidérez votre république , revenez à la vertu, pour la Grandeur du Très-Haut et pour l'amour du genre humain."

Critolaos récolta une pluie d'applaudissement de ceux qui voulaient voir le Sénat retrouver sa virginité tandis qu'il reçut les sifflets et quolibets de ceux qui avaient déjà trop longtemps navigué dans les eaux troubles de la corruption. L'évocation du Dieu Unique n'eût pas non plus l'impact qu'il souhaitait, au contraire. Caton fut convaincu qu'il fallait agir au plus vite avant que le culte monothéiste mette un terme aux croyances romaines. Le scolarque retourna au Lycée, auréolé d'un discours flamboyant et d'une nouvelle réputation due à ses exploits oratoires au sein même du sénat romain. Critolaos devint encore plus respecté dans le monde grec. Jusqu'ici, il n'avait été que le catalyseur de la Foi dans le Dieu unique, transmettant les enseignements du prophète.


Sous la protection du Très Haut



Alors que sa vie aurait pu continuer ainsi jusqu'à son terme, le scolarque vécu une expérience assez unique dans son genre. Par un matin frais de printemps, un détachement romain entra par la force dans le Lycée encore endormi. Mené par un décurion aguerri, les soldats avaient pour unique objectif l'éradication de Critolaos, alors considéré comme le plus dangereux ennemi de Rome. Quelques disciples tentèrent de se mettre en travers de sa route et en furent bons pour recevoir un coup de glaive les laissant au sol baignant dans leur propre sang. La sauvagerie avec laquelle cet acte fut réalisé résigna les autres disciples qui préférèrent rester en vie plutôt que de mourir par les lames romaines. Le détachement somma alors qu'on lui amène Critolaos, ce qui fut fait. Le scolarque ne pouvait laisser une telle barbarie se dérouler sans agir. Convaincu qu'il allait terminer ses jours sur l'instant, il fit face aux soldats. Menacé par les armes et sommé de se rendre sans résister, Critolaos rétorqua :

Critolaos : - "Vous osez entrer ici, dans un lieu de savoir et de Foi, menacer de vos armes de pauvres enfants innocents. Je ne vous permettrais pas de faire plus de mal que vous n'en avez fait et je demande pardon pour ceux que vous avez blessés, car vous ne savez pas ce que vous avez fait. Que le Très Haut nous protège de vos mains ensanglantées."

Les soldats se firent plus menaçants et le scolarque tomba à genoux devant eux, tendant son cou comme pour les autoriser à le mettre à mort. Voyant cela, le décurion dégaina son arme pour en finir. Lorsqu'il s'approcha du scolarque pour l'achever, il tomba au sol dans un cri de douleur et mourut sur l'instant. Les dix soldats qui l'accompagnaient restèrent stupéfaits, néanmoins, l'un d'entre eux s'avança à son tour et subit le même sort que son chef. Voyant cela, les autres lâchèrent leurs armes et se prosternèrent devant Critolaos, demandant pardon pour avoir osé porter atteinte à l'intégrité de ses disciples. Les élèves du Lycée qui assistèrent à la scène comprirent alors que Dieu n'autorisait pas que l'on tue ceux qui Le servaient par la vertu et l'amitié. Tous restèrent convaincus qu'il s'agissait là de la preuve de la Toute Puissance du Très Haut. L'histoire fit rapidement le tour du pays et parvint même jusqu'à Rome qui comptait toujours en finir avec le scolarque. Mais, devant la réputation si grande de Critolaos, le sénat décida qu'il était vain d'en faire un martyr aux yeux des grecs et les sénateurs interdirent toute action visant à lui faire le moindre mal ainsi qu'à ses disciples. Ainsi, le scolarque continua tout son règne à lutter contre la violence, se rendant régulièrement à Rome pour y prêcher la Foi en Dieu, étant écouté des uns et humilié par les autres. Malgré tout, chaque homme qui le rencontra ne put que constater qu'il fut si vertueux et si plein d'amitié, qu'il était difficile de s'opposer à lui. Seuls les plus corrompus et les tenants du culte romain avaient vu en lui le pire des dangers.


La disparition du scolarque



C'est au terme d'une vie bien remplie et d'une réputation amplement méritée que Critolaos de Phasélis s'éteignit. Emporté par la vieillesse à l'âge de soixante-douze-ans, le scolarque laissa derrière lui une œuvre centrale dans son époque. le scolarque marqua son temps de sa vertu et de sa sagesse. Nombreux furent les amis qui le pleurèrent, nombreux aussi furent ses ennemis à le regretter, car, d'un point de vue comme de l'autre, tous s'accordaient à trouver en lui un homme d'exception.

Critolaos de Phasélis fut inhumé dans la crypte du Lycée et son nom fut gravé dans le marbre sous ceux des précédents scolarques, sur la stèle qui surplombait l'entrée du cénacle. L'histoire retint de Critolaos son fameux discours à Rome, l'épisode de l'attaque du Lycée et ses qualités exceptionnelles de diplomates associées à un maniement fervent et magnifique de la théologie aristotélicienne.

Traduit du Grec par Bender.B.Rodriguez.
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